LE KARATE-DO Le kara-te est né de l’interdiction des armes. A Okinawa, île située entre Chine et Japon, différentes école de combats naquirent ainsi secrètement sous le joug chinois du XVe siècle, avec pour point commun le combat à main nue, le Te (la main). Enrichies par les arts de combats chinois, et nourries des philosophies de l’Inde, elles se développèrent sous la domination japonaise du XVIIe siècle. Sokon Matsumura (1792-1887) sera le premier à structurer sa pratique issue du To-De, la « main chinoise », notamment au travers des katas. Il prendra Anko Asato et Anko Itosu pour élèves, qui initieront Gichin Funakoshi avant que, au début du XXe siècle, maître Itosu introduise son enseignement dans le système scolaire d’Okinawa. Il faudra attendre que Gichin Funakoshi se rende, en 1922 à l’invitation du fondateur du Judo Maître Jigoro Kano, à Tokyo présenter son art, pour que celui-ci commence à être connu puis célébré au Japon. Les années 30 et la montée du nationalisme nippon verront les références à la culture chinoise disparaître : le To-de , où To signifie « Chinois, de la dynastie Tang » et De (ou Te) « la main, la technique », devient le Kara-te, où Kara signifie « vide ». Ce terme fait référence à la défense à main nue qui est à l’origine du Karaté, mais aussi à proximité de l'art du combat et de la philosophie Zen. Gichin Funakoshi insistait sur l’alliance de la paix de l’esprit et de la maîtrise de soi dans la Voie du Karaté (« Karate-do »). Cette union entre la recherche spirituelle et la pratique du corps est le fondement du Budo (qui originellement signifie « Arrêter la lance ») tel que Maître Funakoshi n’a cessé de le promouvoir.
Karate Club de Loos en Gohelle
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